Phnom Penh

Nous arrivons ensuite à Phnom Pen où nous trouvons un chauffeur de tuk tuk trés sympa qui nous fait faire le tour des guesthouses que nous lui indiquons. Comme nos guides sont nul, il nous propose un hotel qu'il connait, celui-ci est situé dans une petite rue, au calme et non loin tout de même du centre et des lieux importants de la ville.

En premier lieu, il est important de savoir que Phnom Penh a été fondée au 15e siècle à l'intersection de 2 fleuves : le Mékong et le Tonle Sap qui forment ici un X. Le site a été choisi car les 4 bras de ces fleuves symbolisent les 4 fleuves cosmiques nés du lac sacré Anavatapta situé dans l'Himalaya, axe central du monde dans la mythologie indienne. Phnom Penh se trouve ainsi au centre et au sommet du monde et légitime donc son rôle de résidence royale.

Malheureusement pour le visiteur il reste bien peu de vestiges du passé de la capitale . En effet, c'est à peu près à cette période à la fin de l'époque "angkorienne" que les Cambodgiens ont cessé de construire des bâtiments en dur, l'hindouisme perdant du terrain vis-à-vis du bouddhisme Theravada et étant donné que les constructions en dur étaient réservées aux dieux de l'hindouisme. Du coup, la population ne construisait plus que des maisons et des pagodes en bois et les parasites qui prolifèrent sous les climats tropicaux ont eu vite fait de limiter leur durée de vie.
On peut aussi citer la violence qui a cycliquement ravagé le pays au cours de guerres civiles ou étrangères accompagnées de destructions systématiques pour expliquer le manque de vestiges architecturaux.

Et puis enfin on apprend dans les ouvrages ethnologiques que les khmers continuent de toutes façons à pratiquer des rituels de refondation au cours desquels ils reconstruisent périodiquement les bâtiments et qui traduisent une autre notion du temps.

Nous pouvons donc déplorer l'absence de vieux édifices et d'une véritable architecture cambodgienne dans cette ville où les maisons ressemblent à n'importe quels cubes de béton typiques des pays sous-développés, agrémentés ici d'opulentes maisons chinoises et de trop rares bâtiments coloniaux; au fil des jours, nous commençons à détacher notre regard des seuls bâtiments pour tenter de comprendre la symbolique conférée à cette ville dont le nom se traduit "montagne de la plénitude".


La ville a beaucoup changé depuis la dernière visite de Fred... En 5 ans, tout change !!

Le bord du fleuve est bordé d'une promenade, et de grands hôtels. Ils appellent cela "la croisette"....

Nous sommes d'abord épaté par le nombre de personnes qui se baladent là. Nous sommes quand même un dimanche soir.

Le lendemain nous décidons de visiter un maximum de choses.
Nous commençons par le musée

Musée

 

Puis nous nous rendons au Palais. L'entrée nous ai refusée car camille porte un débardeur et que même avec un paréo sur les épaule elle ne peut visiter.... ils veulent tout simplement nous vendre un t-shirt!

En sortant nous changeons nos plans et décidons d'aller visiter le musée du génocide. pour nous y rendre, il nous faut un tuk tuk... Et qu'apercevons nous? notre gentil chauffeur de la veille.

Nous nous arrangeons donc avec lui pour qu'il nous véhicule toute la journée.

Visite du musée du génocide puis nous nous rendons au marché où nous achetons des t-shirts afin que Camille puisse faire les visites.

Le midi notre petit chauffeur nous accompagne dans l'une de ces cantines. Repas typique au rendez-vous. Nous sommes les seuls occidentaux mis a part les quelques expats travaillant pour des ONG qui semblent habitués des lieux.

Nous nous rendons ensuite de nouveau au palais, que nous visitons grâce au beau t-shirt.

 

Nous prenons aussi une entrée pour l'appareil photos... notre meilleur ami du voyage!!!

Notre petit chauffeur nous emmène ensuite a l'embarcadère afin que nous décidions de notre moyen de locomotion pour nous rendre à Siem rReap le lendemain. le choix est fait , cela sera un bus express climatisé et notre tuk tuk se charge de nous y amener et contact ses amis pour nous réceptionner là-bas.

Le soir nous buvons un verre au FCC ( pour rappller les bons souvenirs a Fred: un bord de riviére terreux, des balles qui fusent et justes des 4X4 des ONG garés en vrac; tout cela sous les yeux de jeunes occidentaux sirotants de whisky dans des fauteuils de cuir) Mais tout a changé, plus de 4X4 ni de fauteuils; mais un bar a la mode pour occidentaux riches...

on croise a tous les coins de rue la pauvreté.

malgré cela, la ville est en éternelle bouilonnement....

Tous les guides expliquent le nom de la ville :
"De « phnom » qui veut dire « colline» et « Penh » du nom d’une honorable dame qui aurait trouvé dans un tronc d’arbre flottant sur le Mékong quatre statues du Bouddha en bronze, qu’elle s’empressa de protéger en élevant une butte de pierres et de terre sur laquelle fut construit un stûpa."

Voilà pour la légende...

 

 

Et comme toujours les autochtones dans les scénes de la vie quotidienne...

 

 

 

 

 

 

Achats de chapeaux sur le marché...la chaleur est insoutenable...